Sewellia

Sewellia lineolata (loche leopard)
Malgré ce qu’on pourrait imaginer au premier coup d’œil ce n’est pas un poisson-chat, ni  un Loricaridé, mais un membre de la famille des Balitoridés, avec une silhouette très typique, toute ronde et en forme de huit.

Dans les bacs des magasins, les diverses espèces sont mélangées et mal identifiées.

Dans la nature ils vivent dans les rivières qui ont un fort courant. Grâce à leur bouche ventrale et à la forme de leurs nageoires,
(les pectorales et les ventrales forment deux ventouses) ils adhérent aux pierres ou aux racines et résistent à la force de l’eau.
En aquarium, ils se collent fréquemment contre les vitres,  contre certains éléments lisses du décor comme sur la paroi du filtre.
On les voit très rarement posés sur le sable du sol.

Ils ne s’occupent absolument pas des autres poissons qui vivent dans le bac, ni de ceux de leur espèce, malgré quelques courses-poursuites assez rapides et pas vraiment agressives.

Il est parfois difficile de les acclimater à la captivité et surtout d’obtenir qu’ils acceptent la nourriture non vivante. Le premier mois qui suit l’achat est une période critique, s’ils passent ce cap et acceptent de se nourrir, on peut alors être optimiste et espérer les conserver quelques années.

Petits, assez résistants une fois acclimatés, ils ne sont cependant pas faits pour tous les aquariums . Ils ont besoin d’eau froide entre 20 et 24 degrés, qui soit très riche en oxygène, ainsi que d’un fort courant d’eau, ce qui ne correspond pas vraiment au type de bac que nous maintenons en général et où l’eau est calme, peu brassée et dont la température avoisine les 26 ou 27 degrés. La meilleure solution est de les installer en petit groupe dans un bac spécifique. Un bac asiatique peuplé de petits poissons aimant l’eau fraîche, comme les Danio rerio et les Tanychtis albonubes, convient très bien.
On peut prévoir un aquarium d’une centaine de litres, dont on augmente le brassage en plaçant une ou deux têtes motrices pour créer des courants et des remous et dans lequel on place des pierres lisses et couvertes d’algues

Au premier coup d’œil, si l’on est peu attentif, ce poisson ressemble à une petite raie. On pourrait aussi le confondre avec un poisson-chat. En y regardant de plus près, on se rend vite compte qu’il s’est adapté à son environnement en développant une bouche ventrale pour se nourrir sans décoller sa tête afin de résister à la force du courant et en modifiant ses nageoires pectorales et ventrales pour qu’elles adhérent au substrat.

Ces nageoires très élargies sont en position horizontale et présentent la forme d’un disque. Elles font un effet de ventouse en pompant l’eau sous le ventre et contribuent à coller le poisson contre la pierre. Les pectorales atteignent le niveau des nageoires ventrales et même les recouvrent légèrement, mais les 2 nageoires ne sont pas soudées.

Sa bouche qui est située très en arrière, et qui est de plus petite taille, ne joue pas de rôle de ventouse mais reste libre pour assurer la respiration et l’alimentation du poisson. Celui-ci est fixé par ses nageoires et peut tranquillement fouiller dans les algues ; Il peut coller son ventre contre un caillou tout en gardant sa tête libre et mobile. C’est son corps tout entier qui fait ventouse !

Le taux d’oxygène dissous dans l’eau est très important. Si la température de l’eau augmente le taux d’oxygène diminue. Si l’on veut les  faire vivre  dans un bac à 25 degrés il faut alors prévoir un brassage important de l’eau avec une pompe puissante de l’ordre de 4 à 6 fois le volume du bac par heure, tout en créant un fort courant et des remous à la surface du bac.
Ils préfèrent les coins sombres du bac, s’installent peu en plein lumière sous les néons mais plutôt à l’ombre des plantes flottantes ou sous un élément du décor, toujours collés contre une pierre ou une racine.